Inscription

Parvenir au développement durable nécessite la pleine inclusion des femmes et des filles dans la science

Malgré les progrès réalisés en matière d'éducation des femmes, un écart important entre les sexes persiste à tous les niveaux des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) à l'échelle mondiale. En reconnaissance de ce problème, à l'occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, le Conseil international des sciences (ISC) a soutenu une déclaration lors de la 9e Assemblée de la Journée internationale des femmes et des filles de science.

L'ISC, conjointement avec l'UNESCO, fait office de Secrétariat du Groupe d'amis sur la science pour l'action: une coalition informelle d'États membres des Nations Unies dirigée par la Belgique, l'Inde et l'Afrique du Sud. Le groupe soutient l'intégration de la science dans les discussions multilatérales à l'ONU, fournissant une plate-forme permettant aux États membres d'intégrer systématiquement les contributions scientifiques à l'Assemblée générale de l'ONU et de plaider en faveur de l'application de connaissances exploitables dans la négociation et la mise en œuvre des engagements mondiaux.

À ce titre, l'ISC a eu le plaisir de soutenir le Groupe d'Amis pour prononcer une déclaration lors du 9th Assemblée de la Journée internationale des femmes et des filles de science vendredi 9 février dernier.

S'exprimant au nom des coprésidents du Groupe des Amis de la science pour l'action, l'Ambassadeur Kridelka, Représentant permanent de la Belgique auprès des Nations Unies, a appelé à des efforts mondiaux et contextuels pour démanteler les stéréotypes de genre dans la science. Il a plaidé pour ouvrir des parcours scientifiques aux filles et créer des environnements inclusifs pour soutenir l’avancement des femmes dans ce domaine. Cela souligne la reconnaissance du fait que la réalisation des objectifs de développement durable nécessite la participation des esprits les plus brillants, incluant pleinement les femmes et les filles.

J'ai le plaisir de prendre la parole aujourd'hui au nom du Groupe des Amis de la science pour l'action. Notre groupe a été créé en partant du principe que la réalisation des ODD nécessitera une prise de décision fondée sur des données probantes, en faisant appel à des données scientifiques exploitables. C’est-à-dire qu’il doit être accessible, digeste et fiable. Mais il nous manque de nombreuses sources de connaissances scientifiques potentielles qui pourraient animer nos débats politiques. À l’échelle mondiale, seulement un tiers des chercheurs sont des femmes, et seulement 12 % des membres des académies scientifiques nationales sont des femmes. Cette sous-représentation des femmes et des filles dans divers domaines scientifiques est l’une des sources les plus évidentes de perte de potentiel qui pourrait au contraire favoriser la réalisation des ODD.

Combler l’écart de représentation des femmes et des filles dans le domaine scientifique nécessitera des stratégies à la fois générales et spécifiquement adaptées. Les femmes et les filles ne sont pas partout confrontées aux mêmes facteurs socioculturels, politiques et institutionnels. La représentation des femmes et des filles dans les sciences varie également considérablement selon les régions. Selon les statistiques de l'UNESCO, 22.1 % des chercheurs sont des femmes en Asie de l'Est, tandis que 41 % sont des femmes dans les États arabes et 50 % en Asie centrale. Les spécificités régionales devront être prises en compte afin d'éliminer les obstacles à la participation tels qu'ils existent dans chaque contexte.

Néanmoins, plusieurs stratégies globales sont également applicables. L’accès à l’éducation des femmes et des filles est fondamental et constitue une étape nécessaire pour leur capacité à participer sur un pied d’égalité à la science. Il est également important que la science soit promue auprès des filles en tant que domaine d’intérêt académique viable, sans stéréotypes de genre. Pour comprendre où des mesures peuvent être prises, il est également nécessaire de disposer de données appropriées concernant l’écart entre les sexes dans le domaine scientifique. Cela comprend la collecte de données ventilées par sexe et le suivi des progrès vers la réduction de l’écart entre les sexes dans le domaine scientifique. La réalisation des ODD nécessitera la participation des esprits les plus brillants du monde entier. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser la contribution perdue des femmes et des filles exclue de la science et de l’innovation. Il est de plus en plus important de démanteler les stéréotypes de genre dans le domaine scientifique, d’ouvrir la voie aux filles dans le domaine scientifique et de créer des environnements inclusifs qui favorisent l’avancement des femmes scientifiques. 

Déclaration à la 9e Assemblée de la Journée internationale des femmes et des filles de science (9 février 2024)

Ambassadeur Kridelka, Représentant permanent de la Belgique auprès des Nations Unies, au nom des coprésidents du Groupe des Amis de la science pour l'action : l'Ambassadeur Kamboj, Représentant permanent de l'Inde auprès de l'ONU, et l'Ambassadeur Joyini, Représentant permanent de l'Afrique du Sud auprès de l'ONU.

📺 Regardez la déclaration sur WebTV de l'ONU à partir de 00:42:30 (enregistrement)


Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Restez à jour avec nos newsletters


Photo par CeciIsEngineering on Pexels.


Clause de Non-responsabilité
Les informations, opinions et recommandations présentées dans cet article sont celles du ou des contributeurs individuels et ne reflètent pas nécessairement les valeurs et les convictions du Conseil scientifique international.

Passer au contenu